Institut de Physique Théorique
Direction de la Recherche Fondamentale  -  Saclay
UMR 3681 - INP
encart droite
Encart de droite, peut être utilisé à des fins diverses. Actuellement caché via les CSS.
Dimanche 28 mai 2017

 / 
 / 
 

Des progrès dans la compréhension des trous noirs   

img

La théorie des cordes est une théorie quantique de la gravitation, qui a permis des progrès impressionnants dans notre compréhension de la physique des trous noirs. Les progrès récents indiquent que dans la théorie des cordes les trous noirs ne sont pas des objets fondamentaux, mais plutôt des ensembles statistiques d'une multitude de géométries régulières et sans horizon, qu'on appelle "géométries de microétats” ou de fuzzballs. Si elle est correcte, cette proposition aura des implications révolutionnaires pour notre compréhension des trous noirs et de la gravité quantique: la solution de trou noir serait l’analogue de la description thermodynamique d’un gaz, et les géométries de microétats seraient l’analogue de sa description moléculaire. Elle pourrait aussi avoir des conséquences expérimentales détectables avec les détecteurs d'ondes gravitationnelles.
David Turton, Iosif Bena et leurs collaborateurs aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et au Japon ont réussi à construire pour la première fois une famille de solutions sans horizon qui ont les mêmes charges que des trous noirs supersymétriques avec un moment angulaire arbitrairement petit, ce qui était un problème non résolu depuis plus de dix ans [1]. Ces géométries sont bien approximées par la solution de trou noir, mais commencent à être différentes quand on s’approche de l’horizon, où la singularité du trou noir est résolue dans une région lisse en forme de bouchon. Ils ont également montré en utilisant la correspondance AdS-CFT que ces solutions sont duales de certains des microétats du trou noir qui contribuent à l'entropie, ce qui conforte l'idée que la proposition de fuzzball est une description correcte de tous ces trous noirs.

[1] I. Bena et al, Smooth horizonless geometries deep inside the black-hole regime, Phys. Rev. Lett. 117, 201601 (2016)

 
C. Pepin, dépêche du 14/11/2016

Retour en haut